Si vous recherchez le visage de l’audace et de l’influence positive, l’on vous dira sans hésiter Audrey Bamba. A seulement 25 ans, elle défie toutes les lois du marché professionnel grâce au digital. Diplômée en journalisme et plurimédias, cette “digital addict” est aujourd’hui consultante spécialiste – communication avec six années d’expériences.
Après l’obtention de son Baccalauréat, Audrey Bamba a entamé sa carrière en tant que community manager freelance en télétravail. Certifiée en communication et marketing, elle a su combiner créativité et compétence numérique afin de répondre aux besoins des entreprises. Sa plume digitale met l’accent sur la cohérence entre l’identité visuelle et les messages véhiculés par les entreprises, les marques ainsi que les personnalités publiques.
Interviewée dans le cadre de la série “ Travailleurs sans frontières” soutenue par l’organisation Africa No Filter, Audrey Bamba partage son expérience et nous donne toutes les astuces pour décrocher votre premier emploi en télétravail.
Que retiens-tu de ton expérience au télétravail ?
Le télétravail est à la fois flexible et exigeant. c’est un mode de travail qui favorise la créativité et la liberté : pas de bureau, pas d’horaires à respecter, pas de cadre classique. Mais cette flexibilité implique des contraintes de délai à ne pas négliger ainsi qu’une forte pression. C’est donc une expérience qui m’a appris à mieux m’organiser, à être disciplinée et à lutter contre la procrastination afin de livrer le travail dans les temps.
Quelles sont les principales difficultés que tu as rencontré pendant ton expérience en télétravail ?
La principale difficulté, c’est la compréhension du besoin réel des clients. Ils ont parfois des attentes qu’ils ne parviennent pas à expliquer clairement. C’est à partir de ce moment que ta créativité entre en jeu pour dissiper toutes les zones d’ombres dans l’esprit du client.

Il faut donc faire un effort d’interprétation, creuser, analyser et traduire une idée parfois floue en un résultat concret. Cela crée une pression supplémentaire.
Selon toi, comment le numérique et le télétravail peuvent-ils réinventer les méthodes de travail pour les jeunes en Afrique ?
Le télétravail ne peut pas se faire sans le numérique et internet. Il repose sur l’interconnexion, l’usage des outils digitaux et surtout la capacité à travailler à distance. Avec l’explosion du numérique en Afrique, les méthodes de travail se prêtent naturellement au télétravail. Les entreprises gagneraient à miser sur cette perspective qui réduit les coûts liés aux infrastructures, limite les charges du personnel sur site, tout en maintenant une productivité efficace.
Quels sont les métiers d’avenir avec le web, le numérique, Internet et les possibilités de télétravail (freelance ou permanent) ?
Il faut retenir que le télétravail offre une certaine liberté à la fois à l’employé et à l’employeur. On devrait donc matérialiser le télétravail en Afrique dans tous les corps de métiers qui s’y prêtent, naturellement avec l’aide du digital.
Le télétravail peut-il réduire le chômage des jeunes en Afrique ?
Le télétravail peut sans aucun doute réduire le chômage en Afrique, à condition d’investir dans la formation des jeunes. Parce que soyons honnêtes, la formation académique à elle seule ne suffit pas pour intégrer le marché de l’emploi. Elle offre certes les bases mais, il faut continuer à se former, à développer des compétences pratiques qui répondent aux exigences du monde professionnel.
Je suis consciente que c’est un défi, mais il est tout à fait réalisable. Avec une bonne politique de structuration, d’accompagnement et surtout des formations professionnelles pratiques, le télétravail peut devenir un véritable moteur de développement économique et social en Afrique.



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