Le télétravail représente aujourd’hui l’une des plus grandes sources d’opportunités pour la jeunesse mondiale. Selon le rapport « Future of Remote Work in Africa » (FORWA) publié le mardi 16 septembre 2025 par Rayda, un cabinet spécialisé dans la gestion d’équipes à distance dans les marchés émergents, 62,9% des entreprises internationales recrutent déjà des Africains en télétravail.
Bien plus qu’une simple tendance numérique, il est devenu une méthode de gestion d’entreprise à la fois flexible, accessible et alignée sur les besoins actuels du marché de l’emploi. Parmi les jeunes entrepreneurs ayant fait le choix de sauter le pas, figure César Kouamé, journaliste ivoirien et fondateur de Papot.net . Un média de référence sur l’actualité en Côte d’Ivoire.
Il allie avec brio son rôle de chef d’entreprise et la gestion d’une rédaction journalistique entièrement en ligne . Sa perception est claire : “le télétravail est l’avenir de l’insertion professionnelle en Afrique “. Dans cet échange exclusif et enrichissant, il nous livre son secret pour diriger une équipe entièrement à distance avec succès et transformer les défis technologiques en opportunité.
Comment faites vous pour gérer la rédaction de votre média ?
Nous fonctionnons 100 % en télétravail. Pour le traitement de l’information et la rédaction de nos articles, nous utilisons des groupes de discussions WhatsApp. C’est via cette plateforme que nous organisons nos conférences de rédaction, que nous échangeons sur l’actualité en temps réel et que nous validons le choix des sujets.
Pourquoi avoir fait le choix du télétravail pour la gestion de ton entreprise ?
Je préfère le télétravail tout simplement parce qu’il améliore les conditions de travail à la fois pour moi et pour mes collaborateurs. Ce modèle de gestion nous permet de réduire nos coûts opérationnels : pas de frais de bureaux physiques, ni de logistiques ou de déplacements quotidiens. C’est flexible et on reste focus sur l’essentiel : la qualité de l’information.
Quel est ton observation du numérique en Afrique et comment peut-il ouvrir les portes du télétravail à la jeune génération ?
Aujourd’hui, plus que jamais, l’Afrique est connectée. Le numérique devient tellement important dans la société qu’il est impossible de s’en passer. Le nombre de personnes connectées, surtout de jeunes connectés, représente un potentiel pour les entreprises. Il n’est plus question de barrières entre les emplois et les talents vivants en Afrique. On a accès aux opportunités partout dans le monde.
À partir de ton expérience, penses-tu que les entreprises devraient adopter le télétravail ?
C’est dommage de constater que le télétravail est davantage pratiqué dans les entreprises privées. Les entreprises publiques, elles, ne sont pas encore suffisamment outillées ou n’ont pas encore adopté cette nouvelle méthode de travail. Pourtant, c’est une innovation qui devrait faire partie des nouvelles méthodes de travail.

Surtout pour des personnes qui ont des difficultés à se déplacer avec des handicaps moteurs. Grâce au télétravail, elles peuvent travailler depuis leurs domiciles avec une simple connexion internet, sans être obligées de parcourir des kilomètres, parfois difficiles à gérer au quotidien
Avec l’essor du numérique et du télétravail, quels sont les métiers les plus prometteurs aujourd’hui ?
Les métiers d’avenir avec le web, je pourrais dire : le développement de plateformes numériques, la création de logiciels surtout avec l’avènement de l’IA (intelligence artificielle ) sans oublier la conception dans la communication et même dans la culture.
Le numérique et le télétravail peuvent – ils réinventer les méthodes de travail pour les jeunes en Afrique?
Le numérique réduit les coûts et le temps de déplacement vers un lieu de travail physique. Il nous rend plus efficaces, facilite l’apprentissage et permet une communication rapide. Pour moi cela crée une synergie pour les jeunes talents en Afrique. Les jeunes qui sont toujours connectés et curieux de découvrir tout ce qui touche au web, disposent désormais d’un champ plus large pour exprimer et développer leurs talents.
Nous espérons vivement que les autorités vont plus parler du numérique, créer des initiatives pour former les jeunes, permettre aux gens de connaître les codes et l’éthique du numérique ainsi que toutes les opportunités possibles.


