Le Journal de Nahadjenin

Abou Bakayoko, l’art de s’offrir des opportunités au-delà des frontières

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Dans quel type d’événements interviens-tu  généralement ? 

Un interprète intervient presque dans tous les événements. Chaque fois  que tu es sollicité, si ton agenda  le permet, tu réponds présent à la date indiquée. C’est un travail international, intercontinental et interconnecté. Nous collaborons avec des institutions nationales et internationales, des ONG ainsi que des ministères. Notre rôle est de faciliter la communication lors de leurs évènements.

Les nouvelles méthodes de travail en ligne surtout avec le télétravail ont -elles affecté ton travail ou elles ont plutôt  aidé à développer tes compétences? 

Le passage au numérique n’a pas eu d’impact négatif majeur sur les activités. Au contraire, il a ouvert de nouvelles perspectives professionnelles et renforcé l’accès à des opportunités au-delà des frontières.

A quels types de difficultés es-tu généralement confronté lorsque les institutions sollicitent tes services pour des séances d’interprétations?

 Il y a d’abord le manque de valorisation de notre métier. Certaines structures pensent que l’interprétation est une chose secondaire. Il suffit juste de parler. Pourtant,  un seul  mot interprété de travers pendant un événement  peut provoquer des incidents diplomatiques.   

ABOU BAKAYOKO INTERPRETE

Puis il y a parfois la difficulté d’accès à la documentation afférente aux rencontres. La mise à  disposition peut prendre du temps en raison de leur caractère confidentiel. Mais, plus vous faites bien votre travail, plus vous gagnez en crédibilité et les clients vous font confiance.

Est-ce qu’il arrive d’avoir  recours à l’intelligence artificielle?

 Oui, quand il s’agit de la traduction et des recherches, tu peux solliciter l’intelligence artificielle. Parce qu’elle va produire des choses mécaniques et écrites. Mais dans l’interprétation simultanée, c’est impossible. C’est vraiment un travail humain. Il faut de l’interaction en direct. Tu dois écouter, comprendre et interpréter. Et ton interprétation doit correspondre au contexte. Il faut  savoir utiliser les mots justes. Ce n’est pas de la  traduction mécanique comme le font les machine et les IA.

Quels sont les conseils et « tips »  que tu donnerais à tous ces jeunes qui souhaitent faire le métier d’interprétation?   

Je dirai qu’il faut vraiment savoir ce qu’ils veulent faire. Il y a plusieurs paramètres à prendre en compte avant de s’engager dans ce métier. Cela commence par reconnaître ses faiblesses et travailler constamment à les corriger. Parce que la langue est dynamique, le mieux est de se familiariser avec les mots,  les terminologies en fonction des domaines. C’est  une formation continue, tournée vers l’international. Bien sûr, il ne faut  jamais cesser se cultiver.

Work Reimagined Story Lab

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