Le Journal de Nahadjenin

Audrey Bamba, une self-made inspirante

BAMBA AUDY

Que retiens-tu de ton expérience au télétravail ? 

Le télétravail est à la fois flexible et exigeant. c’est un mode de travail qui favorise la créativité et la liberté : pas de bureau, pas d’horaires à respecter, pas de cadre classique.  Mais cette flexibilité implique des contraintes de délai à ne pas négliger ainsi qu’une forte pression. C’est donc une expérience qui m’a appris à mieux m’organiser, à être disciplinée et à lutter contre la procrastination afin de livrer le travail dans les temps.

Quelles sont les principales difficultés que tu as rencontré pendant ton expérience en télétravail  ?

La principale difficulté, c’est la compréhension du besoin réel des clients. Ils ont parfois des attentes qu’ils ne parviennent pas à expliquer clairement. C’est à partir de ce moment que ta créativité entre en jeu pour dissiper toutes les zones d’ombres dans l’esprit du client.

Il faut donc faire un effort d’interprétation, creuser, analyser et traduire une idée parfois floue en un résultat concret. Cela crée une pression supplémentaire. 

Selon toi, comment le numérique et le télétravail peuvent-ils réinventer les méthodes de travail pour les jeunes en Afrique ?

Le télétravail ne peut pas se faire sans le numérique et internet. Il repose sur l’interconnexion, l’usage des outils digitaux et surtout la capacité à travailler à distance. Avec l’explosion du numérique en Afrique, les méthodes de travail se prêtent naturellement au télétravail. Les entreprises gagneraient à  miser sur cette perspective qui réduit les coûts liés aux infrastructures, limite les charges du personnel sur site, tout en maintenant une productivité efficace. 

Quels sont les métiers d’avenir avec le web, le numérique, Internet et les possibilités de télétravail (freelance ou permanent) ?

Le télétravail peut-il réduire le chômage des jeunes en Afrique ?

Le télétravail peut sans aucun doute réduire le chômage en Afrique, à condition d’investir dans la formation des jeunes. Parce que soyons honnêtes, la formation académique à elle seule ne suffit pas pour intégrer le marché de l’emploi. Elle offre certes les bases mais, il faut continuer à se former, à développer des compétences pratiques qui répondent aux exigences du monde professionnel. 

Je suis consciente que c’est un défi, mais il est tout à fait réalisable. Avec une bonne politique de structuration, d’accompagnement et surtout des formations professionnelles pratiques, le télétravail peut devenir un véritable moteur de développement économique et social en Afrique.

Africa No filter

1 réflexion sur “Audrey Bamba, une self-made inspirante”

  1. Ping : Abou Bakayoko, l’art de s’offrir des opportunités au-delà des frontières - Le Journal de Nahadjenin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut